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Comment les préposé(e)s aux bénéficiaires contribuent-ils à la qualité de vie des personnes accompagnées?

19 novembre 2012 | Québec

Quand les gestes du quotidien prennent toute leur importance

Pouvoir prendre son déjeuner confortablement, choisir ses vêtements, participer à une conversation ou simplement s'installer près d'une fenêtre pour profiter de la lumière du jour : ces petits moments font partie de ce qui rend une journée agréable.

 

Lorsqu'une personne vit avec une maladie, une limitation physique ou une perte d'autonomie, certaines de ces activités peuvent devenir difficiles à réaliser sans assistance.

 

Les préposé(e)s aux bénéficiaires (PAB) et les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) contribuent alors à bien plus que l'accomplissement de tâches quotidiennes. Leur travail peut aider les personnes accompagnées à préserver leurs habitudes, leur confort, leur participation aux activités et une certaine maîtrise de leur vie.

 

Cette dimension de l'accompagnement fait partie des apprentissages du programme de Soutien aux services d'assistance en établissement de santé et de services sociaux – 5405 DEP, offert par le Collège CDI, qui prépare les étudiants à répondre à divers besoins d'assistance avec respect et professionnalisme.

Que signifie la qualité de vie pour une personne qui reçoit de l'assistance?

La qualité de vie ne se résume pas à l'état de santé ou à l'absence de douleur.

 

Elle englobe également le confort physique, le bien-être émotionnel, les relations sociales, les habitudes personnelles et la possibilité de participer aux décisions qui concernent son quotidien.

 

Ces dimensions ne revêtent pas la même importance pour tout le monde.

 

Pour une personne, pouvoir manger à son rythme peut s'avérer essentiel. Pour une autre, conserver ses habitudes matinales ou continuer à participer à certaines activités constitue une source importante de satisfaction.

 

Les préposé(e)s aux bénéficiaires ne contrôlent pas tous les facteurs influençant la qualité de vie. Ils peuvent néanmoins agir sur plusieurs aspects concrets de la journée.

Le confort physique influence toute la journée

Une personne mal installée dans son fauteuil, qui éprouve des difficultés à se déplacer ou a besoin d'aide pour son hygiène, peut ressentir un inconfort qui affecte l'ensemble de ses activités.

 

Les préposé(e)s aux bénéficiaires contribuent à son confort en l'aidant notamment à se laver, à s'habiller, à changer de position ou à se déplacer, selon ses besoins et les consignes établies.

 

Ces interventions peuvent sembler routinières, mais leurs effets se prolongent souvent au-delà du moment où elles sont réalisées.

 

Une installation confortable peut faciliter la participation à un repas ou à une activité. Une assistance adaptée à l'hygiène peut contribuer au bien-être et à l'estime de soi.

 

Le préposé doit également demeurer attentif aux signes d'inconfort et transmettre les observations pertinentes aux membres de l'équipe concernés.

 

Le confort n'est pas seulement une question de commodité : il influence la manière dont une personne vit sa journée.

Conserver ses habitudes, c'est aussi préserver son identité

Les habitudes quotidiennes peuvent sembler secondaires lorsqu'une personne bénéficie de soins ou de services d'assistance.

 

Pourtant, elles font souvent partie de son identité.

 

Certaines personnes aiment prendre leur temps le matin. D'autres préfèrent porter des vêtements particuliers, écouter de la musique lors de certaines activités ou maintenir une routine bien établie.

 

Lorsqu'une personne entre dans un établissement de soins, elle doit parfois s'adapter à une nouvelle organisation de la journée.

 

Dans la mesure où les consignes et le fonctionnement du milieu le permettent, les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent contribuer à préserver certains repères personnels.

 

Il peut s'agir de respecter une préférence vestimentaire, de tenir compte du rythme habituel de la personne ou de lui laisser choisir parmi les options proposées.

 

Ces attentions ne modifient pas nécessairement les soins requis, mais elles peuvent rendre l'accompagnement moins impersonnel.

 

Elles rappellent surtout que la personne ne se définit pas uniquement par ses besoins d'assistance.

Participer aux activités plutôt que les subir

La qualité de vie est également liée à la possibilité de demeurer actif au quotidien, en fonction de ses capacités.

 

Une personne qui éprouve des difficultés à s'habiller peut encore choisir ses vêtements ou accomplir certains gestes.

 

Une autre peut avoir besoin d'aide pour se rendre à la salle à manger, tout en étant capable de participer à son repas.

 

Lorsque les conditions le permettent, les préposé(e)s aux bénéficiaires encouragent cette participation plutôt que d’accomplir systématiquement tout à la place de la personne.

 

Cette approche contribue au maintien de l'autonomie des personnes accompagnées et peut renforcer leur sentiment de compétence.

 

Il ne s'agit toutefois pas d'exiger des efforts au-delà de leurs capacités.

 

L'assistance doit demeurer adaptée à leur état, à leur niveau d'énergie et aux consignes de sécurité.

Une présence qui peut rendre les journées moins difficiles

Une hospitalisation, une perte d'autonomie ou un changement de milieu de vie peuvent susciter de l'inquiétude et perturber les repères habituels.

 

Dans ces circonstances, les interactions quotidiennes avec les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent contribuer au sentiment de sécurité des personnes.

 

Prendre le temps de répondre à une question, d'expliquer une activité ou de reconnaître une préoccupation peut aider une personne à mieux comprendre ce qui se passe autour d'elle.

 

La régularité des interventions et une attitude respectueuse peuvent également rendre certaines situations moins stressantes.

 

Cette dimension relationnelle repose notamment sur la confiance établie avec les personnes accompagnées.

 

Toutefois, le préposé ne peut pas éliminer toutes les inquiétudes ni répondre à l'ensemble des besoins émotionnels d'une personne.

 

Son rôle consiste à offrir une présence professionnelle attentive, à respecter les limites de ses responsabilités et à signaler les préoccupations nécessitant l'intervention d'autres membres de l'équipe.

Favoriser la participation à la vie quotidienne

La qualité de vie dépend aussi des occasions de maintenir des contacts et de participer à des activités significatives.

 

Pour certaines personnes, cela peut vouloir dire prendre un repas avec d'autres résidents, recevoir de la visite ou participer à une activité organisée dans leur milieu de vie.

 

Une personne ayant des difficultés de mobilité peut avoir besoin d'assistance pour se rendre dans un espace commun.

 

Une autre peut souhaiter s'installer confortablement pour discuter avec ses proches.

 

Selon leurs responsabilités et l'organisation du milieu, les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent faciliter ces moments en apportant l'assistance nécessaire.

 

Ils ne sont pas responsables de l'ensemble des activités sociales ou récréatives, mais leurs interventions peuvent aider les personnes à y participer.

 

Cette contribution est particulièrement importante lorsque des contraintes physiques rendent les déplacements et les activités plus difficiles.

Repérer les changements qui affectent le bien-être

Une personne qui mange habituellement avec plaisir peut soudain perdre l'appétit. Un résident qui apprécie les activités collectives peut commencer à s'isoler. Une autre personne peut ressentir un inconfort inhabituel pendant ses déplacements.

 

Ces changements peuvent avoir plusieurs explications et ne permettent pas, à eux seuls, d'établir la présence d'un problème de santé.

 

Cependant, ils peuvent influencer la qualité de vie et méritent parfois d'être portés à l'attention de l'équipe.

 

Grâce à leurs interactions quotidiennes, les préposé(e)s aux bénéficiaires sont bien placés pour remarquer certaines différences dans les habitudes ou les réactions des personnes.

 

La transmission de ces observations contribue à la continuité des services d'assistance et permet aux professionnels concernés d'évaluer la situation au besoin.

 

Cette vigilance fait partie des façons dont les préposé(e)s contribuent au bien-être des personnes, au-delà des tâches qu'ils accomplissent directement.

Une contribution qui varie selon le milieu de travail

Les possibilités d'agir sur la qualité de vie prennent différentes formes selon le contexte.

 

En CHSLD, les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent accompagner les mêmes résidents pendant une longue période et contribuer à préserver leurs habitudes quotidiennes.

 

À l'hôpital, leur assistance peut aider une personne à mieux traverser une période de maladie ou de convalescence.

 

Dans les services de soutien à domicile, les auxiliaires aux services de santé et sociaux peuvent contribuer à la réalisation d'activités quotidiennes dans un environnement familier.

 

Dans tous les cas, leur contribution s'inscrit dans un travail d'équipe et dans les responsabilités inhérentes à leur poste.

 

L'objectif demeure d'offrir une assistance qui tient compte non seulement des limitations de la personne, mais aussi de ses capacités, de ses préférences et de ce qui compte pour elle.

Une formation axée sur les besoins du quotidien

Cette formation de 705 heures prépare les étudiants à accompagner des personnes aux besoins d'assistance variés.

 

Les cours, les exercices pratiques et les mises en situation permettent notamment de développer des compétences liées à l'hygiène, à la mobilité, à la communication, à l'observation et au respect de l'autonomie.

 

Le programme comprend également 75 heures d'intégration en milieu de travail, qui permettent aux étudiants d'appliquer leurs acquis dans un environnement professionnel.

 

Offerte aux campus de Laval et de Montréal, la formation prépare les futurs préposé(e)s aux bénéficiaires et auxiliaires aux services de santé et sociaux à contribuer au confort, à la sécurité et au bien-être des personnes dans différents milieux du réseau de la santé et des services sociaux.

Foire aux questions

1. Comment les préposé(e)s aux bénéficiaires améliorent-ils la qualité de vie des personnes?

Ils contribuent notamment au confort physique, à l'accomplissement des activités quotidiennes et au maintien des capacités. Leur façon de communiquer, de respecter les préférences et de faciliter la participation aux activités peut également influencer positivement le bien-être des personnes accompagnées.

 

2. La qualité de vie dépend-elle uniquement des soins reçus?

Non. Elle dépend de nombreux facteurs, dont les relations sociales, le confort, les habitudes personnelles, l'environnement et la possibilité de faire des choix. Les soins et les services d'assistance peuvent contribuer à plusieurs de ces dimensions, sans toutefois déterminer à eux seuls la qualité de vie d'une personne.

 

3. Les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent-ils contribuer au bien-être émotionnel?

Oui, notamment en adoptant une attitude rassurante, en écoutant leurs préoccupations et en respectant leurs préférences. Ils doivent toutefois demeurer dans les limites de leurs responsabilités et transmettre aux professionnels concernés les situations nécessitant une attention particulière.

Pour aller plus loin

👉 Services d'assistance en santé : comprendre le domaine et ses perspectives

 

👉 Pourquoi les préposé(e)s aux bénéficiaires doivent-ils respecter la dignité des personnes accompagnées?

 

👉 Pourquoi les préposé(e)s aux bénéficiaires doivent-ils communiquer efficacement?

 

👉 En savoir plus sur le programme de Soutien aux services d'assistance en établissement de santé et de services sociaux – 5405 DEP offert par le Collège CDI

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