6 octobre 2026 | Québec
Une valeur au cœur des services d'assistance
Recevoir de l'aide pour se laver, s'habiller ou aller aux toilettes peut être une expérience délicate, particulièrement lorsqu'on a longtemps accompli ces gestes sans assistance.
Pour les préposé(e)s aux bénéficiaires (PAB) et les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), le respect de la dignité se traduit par des gestes simples : préserver l'intimité, demander l'accord de la personne, écouter ses préférences et lui parler avec considération.
Ces principes font partie des compétences abordées dans le programme de Soutien aux services d'assistance en établissement de santé et de services sociaux – 5405 DEP, offert par le Collège CDI. Ils s'appliquent au quotidien, peu importe l'âge, l'état de santé ou le niveau d'autonomie des personnes accompagnées.
Préserver l'intimité pendant les soins
Les soins d'hygiène et l'aide à l'habillage exigent une attention particulière à la pudeur et au confort des personnes accompagnées.
Fermer une porte, tirer un rideau ou couvrir les parties du corps qui ne doivent pas être exposées sont des précautions importantes.
Il faut également éviter les conversations personnelles ou les commentaires déplacés pendant les interventions.
Avant de commencer, le préposé doit expliquer ce qu'il s'apprête à faire, solliciter le consentement approprié et tenir compte des réactions de la personne.
Expliquer une intervention avant de la réaliser permet notamment de réduire l'inquiétude et de favoriser une participation plus sereine.
S'adresser à la personne avec respect
La façon de parler à quelqu'un influence directement la qualité de la relation.
Utiliser un ton infantilisant, employer des surnoms non souhaités ou parler d'une personne comme si elle était absente peut être blessant, même sans mauvaise intention.
À l'inverse, s'adresser directement à elle, utiliser le nom qu'elle préfère et lui laisser le temps de répondre témoignent d'une véritable considération.
Cette attention demeure importante lorsqu'une personne présente des difficultés cognitives ou de communication.
Une personne qui éprouve des difficultés à s'exprimer doit continuer d'être incluse dans les échanges qui la concernent, dans la mesure de ses capacités.
Respecter les choix et les habitudes
Les personnes accompagnées ne partagent pas toutes les mêmes préférences.
Certaines souhaitent prendre leur déjeuner tôt, tandis que d'autres préfèrent commencer leur journée plus tranquillement. Les habitudes vestimentaires, les pratiques culturelles et les préférences personnelles peuvent également varier.
Lorsque les circonstances et les consignes de soins le permettent, tenir compte de ces choix contribue à préserver l'identité de la personne.
Le respect de la dignité passe aussi par la possibilité de participer aux décisions quotidiennes, plutôt que de subir systématiquement les choix des autres.
Cette approche souligne l'importance de favoriser le maintien de l'autonomie.
Faire preuve de discrétion et respecter la confidentialité
Les préposé(e)s aux bénéficiaires peuvent avoir accès à des renseignements personnels concernant la santé, les habitudes ou la situation familiale des personnes accompagnées.
Ces informations doivent être traitées avec discrétion et communiquées uniquement aux personnes autorisées, dans le cadre du travail.
Par exemple, discuter de l'état de santé d'une personne dans un corridor fréquenté ou devant d'autres résidents peut compromettre sa confidentialité.
Le respect de la dignité concerne donc autant les interventions elles-mêmes que la manière dont les informations personnelles sont utilisées et partagées.
Maintenir le respect dans les situations difficiles
Certaines interventions peuvent s'avérer plus complexes lorsqu'une personne ressent de la douleur, refuse toute assistance ou présente des troubles de la conscience.
Dans ces moments, il est important de rester calme, d'éviter les reproches et de chercher à comprendre ce qui déclenche la réaction.
Une personne qui refuse de se laver, par exemple, peut avoir froid, ressentir de l'inconfort ou préférer attendre un autre moment.
Le préposé doit respecter les droits de la personne, tenir compte des consignes applicables et demander l'aide de l'équipe de soins lorsque la situation l'exige.
Le respect de la dignité ne disparaît pas lorsque la communication devient difficile.
Une valeur intégrée à la formation
Le programme de Soutien aux services d'assistance en établissement de santé et de services sociaux – 5405 DEP, offert par le Collège CDI, prépare les étudiants à accompagner des personnes ayant des besoins d'assistance variés.
Cette formation de 705 heures aborde notamment les approches relationnelles, les droits des personnes, la communication et les pratiques professionnelles adaptées aux milieux de soins.
À travers des exercices pratiques et des mises en situation, les étudiants apprennent à intervenir en respectant l'intimité, les préférences et les besoins des personnes accompagnées.
Le programme comprend également 75 heures d'intégration en milieu de travail, qui permettent d'appliquer ces apprentissages dans un environnement professionnel réel.
La formation est offerte aux campus de Laval et de Montréal.
Foire aux questions
1. Comment un préposé aux bénéficiaires peut-il préserver la dignité d'une personne pendant les soins?
Il peut protéger son intimité, expliquer les gestes avant de les effectuer, respecter sa pudeur et tenir compte de ses préférences. La façon de s'adresser à la personne et de solliciter sa participation joue également un rôle important.
2. Pourquoi faut-il éviter de parler à une personne âgée comme à un enfant?
Un ton infantilisant peut donner l'impression que ses capacités, son expérience et ses opinions ne sont pas reconnues. Il est préférable d'utiliser un langage clair et respectueux, adapté à ses besoins de communication sans la traiter comme une enfant.
3. Le respect de la dignité concerne-t-il aussi la confidentialité?
Oui. Préserver la dignité implique également de protéger les renseignements personnels et de respecter la vie privée. Les informations concernant une personne accompagnée doivent être partagées uniquement dans le cadre professionnel, avec les personnes autorisées.
Pour aller plus loin
👉 Services d'assistance en santé : comprendre le domaine et ses perspectives
👉 Pourquoi les préposé(e)s aux bénéficiaires doivent-ils communiquer efficacement?