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Comment gérer son stress quand on est étudiant?

21 juin 2013 | Québec

Le stress peut faire partie de la vie étudiante

Travaux à remettre, examens, nouvelles notions à assimiler, horaires chargés et responsabilités personnelles : les études peuvent comporter leur lot de situations stressantes. Pour certaines personnes, reprendre les études après plusieurs années peut également nécessiter une période d’adaptation.

 

Le stress fait partie de la vie quotidienne et peut survenir aussi bien à la suite d’événements importants que face à des préoccupations ou des contrariétés courantes. Ce qui provoque du stress peut également être très différent d’une personne à l’autre.

 

Il n’est donc pas nécessaire de chercher à éliminer toute forme de stress. L’objectif consiste plutôt à reconnaître ce qui vous affecte et à développer des stratégies qui vous permettent de mieux composer avec les périodes plus exigeantes.

1. Identifier ce qui provoque son stress

Il est parfois difficile de gérer son stress lorsqu’on ne sait pas exactement ce qui le provoque.

 

Une première étape consiste donc à déterminer les situations qui exercent la plus forte pression.

 

Est-ce un examen qui approche? Plusieurs travaux à remettre en même temps? Une matière que vous trouvez difficile? Une tendance à repousser vos travaux? La difficulté à concilier vos études avec vos autres responsabilités?

 

Santé Canada recommande justement de commencer par cerner le problème et les éléments déclencheurs afin d’agir sur les aspects que l’on peut maîtriser.

 

Vous pourriez constater, par exemple, que ce n’est pas nécessairement la quantité de travail qui vous stresse le plus, mais plutôt le fait de commencer trop tard.

 

👉 Découvrez également : Vaincre la procrastination quand on est étudiant

2. Reconnaître les signes d’une période particulièrement stressante

Le stress ne se manifeste pas de la même manière chez tout le monde.

 

Il peut notamment s’accompagner de difficultés de concentration ou de prise de décision, d’irritabilité, de nervosité, de fatigue ou de modifications des habitudes de sommeil.

 

Apprendre à reconnaître ses propres réactions peut permettre d’intervenir plus tôt.

 

Si vous remarquez, par exemple, que vous devenez systématiquement moins concentré lorsque plusieurs échéances approchent, cela peut être un signal qu’il est temps de revoir votre organisation plutôt que de simplement augmenter vos heures d’étude.

3. Planifier pour éviter l’accumulation

Lorsque plusieurs travaux et examens apparaissent simultanément dans le calendrier, la quantité de travail peut rapidement paraître considérable.

 

Une planification permet de transformer cette masse de travail en étapes plus faciles à gérer.

 

Commencez par inscrire vos principales échéances. Déterminez ensuite ce qui doit être fait cette semaine, puis aujourd’hui.

 

Un travail important peut également être divisé en plusieurs étapes :

 

  • comprendre les consignes;
  • effectuer les recherches;
  • préparer un plan;
  • rédiger une première partie;
  • terminer le travail;
  • réviser;
  • remettre le document.

Vous n’avez alors plus « un énorme travail à faire », mais une série d’actions beaucoup plus précises.

 

Santé Canada recommande notamment d’éviter de remettre les tâches au lendemain et de prévoir dans son horaire aussi bien ses obligations que ses activités personnelles.

4. Se fixer des objectifs réalistes

Un horaire trop ambitieux peut devenir une source de stress supplémentaire.

 

Si vous prévoyez d’étudier plusieurs matières, de terminer trois travaux et de mémoriser l’ensemble de vos notes au cours de la même soirée, le problème n’est peut-être pas votre capacité à travailler, mais la quantité de tâches que vous vous imposez.

 

Fixez-vous plutôt des objectifs précis et réalisables.

 

Vous pouvez également distinguer ce qui est urgent, ce qui est important et ce qui peut attendre.

 

Cette façon de procéder permet de concentrer votre énergie sur ce qui doit réellement être accompli.

5. Prévoir de véritables pauses

Étudier plus longtemps ne signifie pas nécessairement étudier plus efficacement.

 

Après une longue période de concentration, accordez-vous une pause. Levez-vous, marchez quelques minutes, allez prendre l’air ou faites une activité qui vous permet, momentanément, de penser à autre chose.

 

Santé Canada indique que certaines activités, comme la lecture, les loisirs ou l’activité physique, peuvent offrir une forme de pause mentale et contribuer à prendre une certaine distance par rapport aux préoccupations.

 

Une pause ne devrait donc pas nécessairement être considérée comme du temps perdu. Elle peut faire partie de votre organisation.

6. Protéger son sommeil

Sacrifier régulièrement son sommeil pour gagner quelques heures d’étude peut être tentant, particulièrement avant un examen.

 

Mais le sommeil joue notamment un rôle dans la vigilance et la capacité à gérer le stress. L’Agence de la santé publique du Canada indique qu’un sommeil suffisant permet d’être plus alerte et mieux en mesure de composer avec le stress.

 

Lorsque c’est possible, mieux vaut donc planifier ses révisions suffisamment tôt pour éviter que les nuits très courtes ne deviennent une stratégie d’étude.

 

Le sommeil et les études ne devraient pas être considérés comme des adversaires. Dormir fait aussi partie des habitudes qui soutiennent l’apprentissage.

 

👉 Découvrez également : Comment mémoriser ses cours pour mieux réussir

7. Bouger régulièrement

Il n’est pas nécessaire de devenir un grand sportif pour intégrer davantage de mouvement à son quotidien.

 

Marcher, faire du vélo, pratiquer un sport ou simplement profiter d’une pause pour bouger peut être bénéfique.

 

L’Agence de la santé publique du Canada indique que l’activité physique peut notamment contribuer à réduire le stress, à améliorer la concentration et à favoriser la qualité du sommeil.

 

L’activité choisie devrait surtout correspondre à vos capacités, à vos préférences et à votre quotidien. Une activité que vous appréciez sera généralement plus facile à maintenir.

8. Essayer des techniques de relaxation

Certaines personnes trouvent utile de consacrer quelques minutes à des exercices de respiration, de relaxation ou de méditation.

 

Santé Canada mentionne notamment la respiration profonde, les étirements, la méditation et la relaxation progressive parmi les approches susceptibles d’aider certaines personnes à réduire la tension liée au stress.

 

Ces pratiques ne constituent pas des solutions magiques. Elles peuvent toutefois constituer des outils supplémentaires au sein de différentes stratégies de gestion du stress.

 

Vous pourriez, par exemple, prendre quelques minutes avant une période d’étude ou un examen pour ralentir votre respiration et recentrer votre attention.

9. Adopter une méthode d’étude qui vous convient

Une partie du stress lié aux études peut provenir du sentiment de ne pas savoir comment s’y prendre.

 

Accumuler des heures devant ses notes n’est pas nécessairement la meilleure méthode.

 

Essayez plutôt d’organiser vos séances autour d’objectifs précis : revoir une notion, préparer des fiches, effectuer des exercices, résumer un chapitre ou vérifier ce que vous êtes capable d’expliquer sans consulter vos notes.

 

Une méthode structurée peut vous permettre de mieux suivre votre progression et d’identifier les notions qui nécessitent davantage de travail.

 

👉 Découvrez également : Comment prendre des notes efficacement en classe

10. Parler à quelqu’un lorsqu’on en ressent le besoin

Il peut être utile de parler de ce qui vous préoccupe plutôt que de tout garder pour vous.

 

Selon la situation, cette personne peut être un ami, un membre de votre famille, un collègue de classe ou une autre personne de confiance.

 

Santé Canada recommande également de parler de ses préoccupations et souligne qu’un professionnel de la santé peut être consulté lorsqu’une personne a besoin d’un soutien qui dépasse celui de son entourage.

 

Demander de l’aide peut aussi être très concret. Si vous ne comprenez pas une notion ou une consigne, poser rapidement une question peut éviter de passer plusieurs heures à essayer de résoudre seul un problème qui aurait pu être clarifié.

11. Accepter que certaines périodes soient plus exigeantes

Toutes les semaines de cours ne se ressemblent pas.

 

Certaines seront relativement calmes. D’autres réuniront des examens, des travaux et des obligations personnelles.

 

Une période chargée ne signifie pas nécessairement que votre organisation ne fonctionne pas. Elle peut simplement exiger davantage de planification et d'ajustements temporaires.

 

Lorsque vous traversez ces périodes, concentrez-vous sur les éléments que vous pouvez contrôler : votre horaire, vos priorités, votre préparation, vos pauses et les personnes auprès desquelles vous pouvez chercher du soutien.

 

Mieux gérer son stress ne signifie pas tout contrôler. Il s’agit aussi d’apprendre à s’adapter lorsque les circonstances changent.

Trouver les stratégies qui fonctionnent pour soi

Il n’existe pas une seule méthode permettant à tous les étudiants de gérer leur stress de la même façon.

 

Certaines personnes auront besoin d’une planification très détaillée. D’autres bénéficieront davantage de pauses régulières, d’activités physiques ou de techniques de relaxation. Santé Canada souligne justement qu’il n’existe pas de solution unique et que différentes stratégies peuvent être mises en œuvre à court et à long terme.

 

L’essentiel consiste à identifier ce qui déclenche votre stress et à construire progressivement des habitudes qui vous permettent de mieux composer avec les périodes exigeantes.

 

Planifier ses travaux, commencer suffisamment tôt, dormir, bouger, prendre des pauses et demander du soutien lorsque cela devient nécessaire sont autant de moyens de créer des conditions plus favorables aux études et à votre bien-être au quotidien.

Foire aux questions

1. Est-il normal de ressentir du stress pendant ses études?
Oui. Le stress fait partie de la vie quotidienne et certaines situations liées aux études, comme les examens ou les échéances, peuvent en provoquer. Ce qui est stressant varie toutefois considérablement d’une personne à l’autre.


2. Comment réduire le stress avant un examen?
Une préparation entamée suffisamment tôt peut éviter une accumulation de travail à la dernière minute. Il peut également être utile de prévoir des pauses, de protéger son sommeil et d’essayer une technique de relaxation qui vous convient.


3. Est-ce une bonne idée d’étudier toute la nuit avant un examen?
Sacrifier régulièrement son sommeil n’est pas une stratégie souhaitable. Dormir suffisamment contribue notamment à la vigilance et à une meilleure capacité à gérer le stress.


4. L’activité physique peut-elle aider à gérer le stress?
Oui. L’Agence de la santé publique du Canada indique que l’activité physique peut contribuer à réduire le stress et qu’elle est également associée à des bienfaits pour la concentration, le sommeil et le bien-être général.


5. La méditation peut-elle aider à gérer le stress lié aux études?
La méditation fait partie des approches de relaxation recommandées par Santé Canada pour réduire la tension chez certaines personnes. Elle peut être utilisée en complément d’autres stratégies plutôt que comme solution unique.

Pour aller plus loin

👉 Retour aux études à l’âge adulte : à quoi s’attendre vraiment

 

👉 Comment se fixer des objectifs réalistes pour réussir ses études et son projet professionnel?

 

👉 Les bienfaits de la méditation pour les étudiants

 

👉 Comment concilier études, travail et obligations familiales?

 

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