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Comment arrêter de procrastiner pendant ses études?

5 avril 2013 | Québec

Passer à l’action plutôt que remettre au lendemain

Un travail à remettre dans quelques jours, des lectures à terminer, un examen à préparer : vous savez ce que vous devez faire, mais vous trouvez toujours une bonne raison de commencer plus tard.

 

La procrastination pendant les études peut rapidement transformer une tâche raisonnable en une source de pression. Plus l’échéance approche, moins il reste de temps pour travailler et plus la tâche peut sembler difficile à accomplir.

 

Pour arrêter de procrastiner, il ne suffit toutefois pas de se dire qu’il faut être plus discipliné. L’une des stratégies les plus utiles consiste à faciliter le passage à l’action.

Comprendre pourquoi on procrastine

Remettre une tâche ne signifie pas nécessairement manquer de motivation.

 

Une tâche peut être repoussée parce qu’elle semble :

 

  • trop longue;
  • trop complexe;
  • peu intéressante;
  • mal définie;
  • difficile à commencer;
  • associée à la crainte de ne pas réussir.

Identifier ce qui nous pousse à remettre une tâche permet de choisir une stratégie plus adaptée.

 

Si le problème tient à l’ampleur du travail, il peut être utile de le répartir. Si les distractions prennent constamment le dessus, l’environnement de travail peut être revu. Si l’on ne sait pas par où commencer, la première étape doit être précisée.

 

Comprendre l’obstacle permet de travailler sur sa cause plutôt que sur ses conséquences.

Réduire la taille du premier objectif

« Préparer mon examen » ou « rédiger mon travail » peut sembler considérable.

 

Le premier objectif peut être beaucoup plus simple :

 

  • relire les consignes;
  • ouvrir ses notes;
  • préparer le document;
  • déterminer trois idées principales;
  • revoir une section du cours;
  • rédiger un premier paragraphe.

Une fois cette première étape terminée, la suivante devient souvent plus facile.

 

L’objectif n’est donc pas toujours de trouver suffisamment de motivation pour terminer la tâche. Il s’agit d’abord de rendre le premier pas suffisamment accessible pour commencer.

Transformer une échéance en plusieurs étapes

Une date de remise éloignée peut donner l’impression qu’il reste encore beaucoup de temps. Puis les jours passent et une grande partie du travail doit finalement être réalisée à la dernière minute.

 

Pour éviter cette situation, il peut être utile de fractionner une échéance importante en plusieurs échéances plus petites.

 

Pour un travail à remettre dans deux semaines, on pourrait par exemple prévoir différents moments pour :

 

  • comprendre les consignes;
  • rassembler l’information nécessaire;
  • structurer le contenu;
  • réaliser une première version;
  • réviser et corriger le travail.

Cette méthode permet de répartir l’effort dans le temps plutôt que de concentrer l’ensemble de la tâche à l’approche de la date limite.

Réduire les distractions avant de commencer

Lorsqu’une tâche demande déjà un effort pour commencer, chaque distraction peut devenir l’occasion de la repousser.

 

Téléphone, notifications, médias sociaux, vidéos et autres activités peuvent facilement détourner l’attention.

 

Avant une période de travail, il peut donc être utile de :

 

  • désactiver certaines notifications;
  • éloigner temporairement son téléphone;
  • fermer les applications et les onglets inutiles;
  • préparer le matériel nécessaire;
  • déterminer précisément ce que l’on souhaite accomplir.

Ces gestes simples réduisent le nombre de décisions à prendre une fois le travail commencé.

 

👉 Pour approfondir cet aspect, consultez également :  Comment améliorer sa concentration pendant les études?

Ne pas attendre les conditions parfaites

Il est facile de repousser une tâche jusqu’au moment où l’on se sentira plus motivé, plus reposé ou mieux préparé.

 

Ce moment idéal n’arrive pas toujours.

 

Dans certains cas, commencer par une version imparfaite est plus efficace que d’attendre d’être certain de pouvoir produire immédiatement un excellent résultat.

 

Cette approche est particulièrement importante lorsque le perfectionnisme devient un motif pour ne pas commencer.

 

Un plan peut être amélioré. Un texte peut être révisé. Une réponse peut être corrigée. Mais pour améliorer quelque chose, il faut d’abord l’avoir commencé.

Utiliser ses périodes de meilleure concentration

Toutes les heures de la journée ne sont pas nécessairement équivalentes.

 

Certaines personnes se concentrent plus facilement le matin, tandis que d’autres travaillent mieux plus tard dans la journée.

 

Lorsqu’une tâche demande beaucoup d’attention, il peut être judicieux de la prévoir pendant une période où l’on sait généralement être plus disponible et concentré.

 

Les tâches plus simples peuvent alors être réservées à d’autres moments.

 

Cette organisation permet de faire correspondre la difficulté du travail au niveau d’énergie disponible.

Faire la différence entre procrastination et besoin de repos

Repousser systématiquement une tâche et prendre une pause parce qu’on est réellement fatigué ne sont pas la même chose.

 

Lorsque la fatigue s’accumule, continuer à travailler pendant plusieurs heures ne signifie pas nécessairement être plus efficace.

 

Le repos doit donc faire partie de l’organisation des études. L’objectif est de reconnaître la différence entre une pause nécessaire et une distraction qui repousse continuellement le moment de reprendre le travail.

 

👉 Pour aller plus loin, consultez : Comment gérer la fatigue pendant ses études et maintenir sa progression?

Créer une routine qui facilite le passage à l’action

Plus une tâche dépend d’une décision prise sur-le-champ, plus il est facile de la reporter.

 

Une routine permet de réduire cette hésitation.

 

Prévoir des périodes d’étude, utiliser régulièrement le même espace de travail et déterminer ses priorités à l’avance peuvent progressivement faciliter le démarrage.

 

Une bonne gestion du temps peut également éviter que plusieurs échéances importantes ne s’accumulent simultanément.

 

👉 Consultez à ce sujet : Comment mieux gérer son temps pendant ses études?

Développer son autonomie pendant sa formation

Apprendre à commencer une tâche, à organiser son travail et à respecter ses échéances fait partie des habitudes qui peuvent être développées pendant une formation.

 

Au Collège CDI, les programmes sont axés sur la pratique et amènent les étudiants à mettre en application leurs apprentissages dans divers contextes. Selon le programme, cette approche peut notamment comprendre des projets de fin d’études ou des stages en milieu professionnel.

 

Ces expériences peuvent également contribuer au développement de l’organisation, de l’autonomie et de la gestion des priorités, des compétences utiles tant dans le cadre des études que dans la vie professionnelle.

 

Arrêter de procrastiner ne signifie pas ne plus jamais remettre une tâche. Il s’agit surtout d’apprendre à reconnaître ce qui empêche de commencer et de mettre en place des stratégies qui facilitent le passage à l’action.

Foire aux questions

1. Comment arrêter de procrastiner pendant ses études?
Commencez par identifier ce qui vous pousse à remettre la tâche, puis réduisez le premier objectif à une action simple et précise.

 

2. Pourquoi est-ce que je procrastine même lorsque la tâche est importante?
L’importance d’une tâche ne la rend pas nécessairement plus facile à entreprendre. Sa complexité, son ampleur, les distractions ou la crainte de ne pas réussir peuvent favoriser la procrastination.

 

3. Comment commencer un travail qui semble trop important?
Divisez-le en petites étapes et concentrez-vous uniquement sur la première. Une tâche précise, comme relire les consignes ou préparer un plan, paraît généralement plus accessible que « terminer le travail ».

 

4. Le perfectionnisme peut-il favoriser la procrastination?
Oui. Vouloir obtenir immédiatement un résultat parfait peut rendre le démarrage plus difficile. Accepter de commencer par une première version permet ensuite de l’améliorer progressivement.

 

5. Comment éviter de tout faire à la dernière minute?
Transformez la date de remise finale en plusieurs échéances intermédiaires et inscrivez-les dans votre planification.

Pour aller plus loin

👉 Un guide pour réussir sa formation au Québec

 

👉 Réussir ses évaluations et ses projets dans une formation axée sur la pratique

 

👉 Maintenir sa progression avec constance tout au long de sa formation

 

👉  Passer de la formation à la pratique professionnelle

 

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