4 octobre 2013 | Québec
Comprendre pourquoi une organisation peut devoir choisir entre réaliser une activité à l’interne ou se tourner vers un fournisseur
Avant même de choisir un fournisseur, une organisation peut être confrontée à une question fondamentale : doit-elle produire elle-même un bien ou réaliser une activité à l’interne, ou est-il préférable de faire appel à une ressource externe?
Cette réflexion, souvent appelée décision « faire ou faire-faire », influence directement la stratégie d’approvisionnement. Elle demande de comparer différentes possibilités en tenant compte des besoins de l’organisation, des coûts et des ressources disponibles.
Dans le programme de Gestion de l’approvisionnement – LCA.FL du Collège CDI, cette décision est abordée dès le cours Approvisionnement 1, notamment à travers la stratégie d’achat et la décision de faire ou de faire-faire. Elle revient également dans le contexte de l’approvisionnement international.
Que signifie faire ou faire-faire?
Le principe repose sur deux possibilités.
Faire signifie que l’organisation choisit de réaliser elle-même une activité ou de produire ce dont elle a besoin.
Faire-faire signifie qu’elle préfère se procurer le bien ou le service auprès d’un tiers.
La question peut sembler simple, mais la décision ne se résume pas nécessairement à comparer un prix interne à celui d’un fournisseur.
Le programme place d’ailleurs cette réflexion dans le contexte plus large de la stratégie d’achat, ce qui permet de comprendre qu’elle intervient avant plusieurs autres décisions du processus d’approvisionnement.
Pourquoi cette décision précède-t-elle le choix du fournisseur?
Avant de rechercher et d’évaluer des fournisseurs, encore faut-il déterminer si l’organisation souhaite réellement confier le besoin à une source externe.
La décision de faire ou de faire-faire influence donc la suite du processus.
Si l’organisation choisit de faire-faire, elle devra ensuite préciser son besoin, rechercher des sources d’approvisionnement et déterminer les conditions permettant d’évaluer les possibilités disponibles.
Le programme aborde notamment la traduction d’un besoin, la recherche de sources, l’homologation des fournisseurs et le rapport qualité-coût-délais.
Le choix entre faire et faire-faire constitue ainsi une décision en amont susceptible de déterminer si un véritable processus d’acquisition externe doit être entrepris.
👉 Découvrez également : Définir un besoin en gestion de l’approvisionnement : une étape clé du processus
Pourquoi les coûts sont-ils importants dans cette analyse?
Comparer deux possibilités nécessite de comprendre les coûts qui leur sont associés.
Le cours Introduction à la comptabilité analytique et de gestion aborde notamment les coûts fixes et variables, les coûts directs et indirects, les budgets, le seuil de rentabilité et l’analyse financière.
Ces notions peuvent aider à comprendre pourquoi une comparaison limitée au prix proposé par un fournisseur serait incomplète.
Une activité réalisée à l’interne mobilise, elle aussi, des ressources. À l’inverse, une acquisition externe peut entraîner des coûts supplémentaires qui dépassent le montant indiqué dans une offre.
Le programme aborde également le coût total de possession, ce qui permet d’élargir l’analyse au-delà du prix d’achat initial.
La décision de faire ou de faire-faire peut donc nécessiter une lecture plus approfondie des coûts associés à chaque option.
👉 Découvrez également : Coût total de possession : pourquoi le prix d’achat ne dit-il pas tout?
Le prix est-il le seul facteur à considérer?
Non. Le plan de formation ne présente pas les décisions d’approvisionnement comme des choix exclusivement fondés sur le prix.
Le cours Approvisionnement 1 aborde notamment la qualité, les coûts et les délais, ainsi que la recherche et l’évaluation des sources d’approvisionnement.
Ces dimensions permettent d’élargir la réflexion.
Une possibilité peut sembler avantageuse sur le plan financier, tout en présentant d’autres caractéristiques à prendre en compte dans la décision.
La question devient donc moins « quelle solution coûte le moins cher? » que « quelle possibilité répond le mieux au besoin et aux critères retenus par l’organisation? ».
Quel rôle jouent les ressources internes?
Choisir de faire implique que l’organisation soit en mesure de réaliser l’activité avec ses propres ressources.
La décision doit donc être replacée dans le contexte de l’organisation et du besoin à satisfaire.
Le plan de formation n’établit pas de liste précise de ressources internes à analyser dans le cadre d’une décision de faire ou de faire-faire. Il serait donc excessif d’en proposer une comme s’il s’agissait d’une méthode enseignée dans le programme.
Il permet toutefois de mettre cette décision en relation avec la stratégie d’achat, les coûts et la définition du besoin.
Cette approche montre pourquoi une solution ne peut pas être évaluée indépendamment des capacités et des objectifs de l’organisation qui doit l’utiliser.
Que se passe-t-il lorsqu’une organisation choisit de faire-faire?
Le choix d’une solution externe ouvre la voie à plusieurs activités propres à l’approvisionnement.
Il peut notamment devenir nécessaire de rechercher des fournisseurs, de déterminer des critères, d’examiner les possibilités disponibles et de négocier certaines conditions.
Le programme aborde également différents types de contrats, les demandes de prix, les appels d’offres et d’autres mécanismes de structuration des acquisitions.
Le faire-faire ne correspond donc pas simplement à « acheter à l’extérieur ».
Il mène à un processus par lequel l’organisation doit définir son besoin et déterminer comment elle sélectionnera une solution externe.
Comment la décision évolue-t-elle dans un contexte international?
La décision de faire ou de faire-faire apparaît également dans le cours Affaires et commerce international.
Le plan de formation la met alors en relation avec la stratégie d’approvisionnement international et la relocalisation.
Cette perspective ajoute une dimension géographique à la réflexion.
Lorsqu’une organisation envisage différentes sources, la décision peut en effet être liée à des marchés internationaux. Le programme aborde alors d’autres éléments, notamment les risques pays, géopolitiques et transactionnels, les devises étrangères et les contrats de vente internationale.
Le choix d’une source externe peut ainsi devoir être replacé dans un contexte bien plus large que la seule comparaison entre deux fournisseurs.
Une décision qui influence toute la stratégie d’approvisionnement
La décision de faire ou de faire-faire se situe au croisement de plusieurs compétences abordées dans le programme de Gestion de l’approvisionnement – LCA.FL du Collège CDI.
Elle demande de comprendre le besoin, d’examiner les coûts et de considérer la stratégie d’achat avant de poursuivre, le cas échéant, la recherche et l’évaluation de fournisseurs.
Elle montre surtout que l’approvisionnement ne commence pas toujours par la question « Quel fournisseur choisir? »
Dans certains cas, une question doit venir avant : « Devons-nous nous procurer cette solution à l’externe? »
Comprendre cette étape permet de mieux saisir comment une décision prise en amont peut orienter les activités d’approvisionnement qui suivront.
Foire aux questions
1. Que signifie « faire » ou « faire-faire » en approvisionnement?
Il s’agit de déterminer si une organisation réalisera elle-même une activité, répondra à un besoin interne ou se tournera vers une source externe. Le programme aborde cette décision dans le cadre de la stratégie d’achat.
2. La décision de faire ou de faire-faire repose-t-elle uniquement sur les coûts?
Non. Les coûts constituent une dimension de l’analyse, mais le programme aborde également la qualité, les délais, les besoins et la stratégie d’approvisionnement. Ces différents éléments permettent de replacer la décision dans un contexte plus large.
3. La décision de faire ou de faire-faire peut-elle concerner l’approvisionnement international?
Oui. Elle est également abordée dans le cours Affaires et commerce international, en lien avec la stratégie d’approvisionnement international et la relocalisation.
Pour aller plus loin
👉 Gestion de l’approvisionnement : comprendre le domaine et ses perspectives
👉 Évaluation des fournisseurs : quels critères faut-il prendre en compte en approvisionnement?
👉 Approvisionnement international : quels risques faut-il prendre en compte?
👉 En savoir plus sur le programme de Gestion de l’approvisionnement – LCA.FL du Collège CDI