14 mars 2014 | Québec
Des conséquences qui dépassent largement le service informatique
Lorsqu’une entreprise subit une cyberattaque, les conséquences ne se limitent pas nécessairement aux ordinateurs ou aux réseaux touchés. Une attaque peut perturber les activités, rendre certaines données indisponibles, mobiliser des employés pour le rétablissement et entraîner des dépenses importantes.
Au Canada, les entreprises ont consacré 1,2 milliard de dollars au rétablissement de leurs activités à la suite d’incidents de cybersécurité en 2023, soit deux fois plus qu’en 2021. Les petites et moyennes entreprises ont chacune engagé environ 300 millions de dollars de dépenses à cet égard.
Comprendre les conséquences d’une attaque permet de mieux saisir pourquoi la protection des systèmes, des réseaux et des données est devenue un véritable enjeu organisationnel. C’est également dans cette réalité que s’inscrit le programme de Spécialiste en cybersécurité – LEA.DV du Collège CDI, qui aborde notamment la sécurité informatique, l’évaluation des risques, les tests d’intrusion, la cyberattaque et la cyberdéfense, ainsi que l’audit et la conformité.
Une cyberattaque peut interrompre les activités
De nombreuses entreprises dépendent quotidiennement de leurs systèmes informatiques pour communiquer, accéder à leurs données, traiter des transactions ou accomplir diverses tâches.
Lorsqu’une cyberattaque compromet ces systèmes, une partie des activités peut être ralentie ou complètement interrompue.
Un rançongiciel, par exemple, peut empêcher une organisation d’accéder à certains systèmes ou à certaines données. Le Centre canadien pour la cybersécurité souligne que les conséquences peuvent toucher les infrastructures, les données, les chaînes d’approvisionnement et les activités d’une organisation.
L’impact dépend évidemment de la nature de l’entreprise et des systèmes touchés. Une interruption de quelques heures n’aura pas les mêmes conséquences qu’une indisponibilité prolongée de services essentiels.
Le rétablissement entraîne lui aussi des coûts
Une fois l’attaque détectée, le travail ne fait que commencer.
Il peut être nécessaire d’analyser l’incident, de déterminer les systèmes touchés, de contenir la menace, de restaurer des données ou des systèmes et de vérifier que l’environnement peut être remis en service de façon sécuritaire.
Ces interventions peuvent mobiliser les équipes internes et nécessiter le recours à des spécialistes externes.
Les données de Statistique Canada montrent l’importance de cette dimension : les dépenses des entreprises canadiennes consacrées au rétablissement après des incidents de cybersécurité sont passées d’environ 600 millions de dollars en 2021 à 1,2 milliard de dollars en 2023.
Le coût d’une cyberattaque ne se limite donc pas à une éventuelle somme volée ou à une rançon. Le temps et les ressources nécessaires pour reprendre les activités font également partie de ses répercussions économiques.
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Les données peuvent devenir un autre enjeu majeur
Les organisations peuvent conserver différents types de renseignements : des données relatives à leurs activités, des informations concernant leurs employés ou leurs clients, des documents internes et d'autres renseignements qui doivent être protégés.
Une cyberattaque peut viser ces données directement ou permettre à un acteur malveillant d’y accéder.
Les rançongiciels illustrent bien cette évolution. Ils ne servent plus uniquement à chiffrer des données afin d’en bloquer l’accès. Le Centre canadien pour la cybersécurité indique que certaines attaques reposent également sur le vol de données et l’extorsion, les cybercriminels pouvant menacer de divulguer les renseignements obtenus.
La protection des données devient ainsi indissociable de celle des systèmes qui permettent de les conserver, de les consulter et de les transmettre.
Une attaque peut mobiliser plusieurs fonctions de l’entreprise
La réponse à un cyberincident ne concerne pas nécessairement uniquement les spécialistes de l'informatique.
Selon la situation, différentes personnes peuvent devoir participer à la gestion de l’incident, au rétablissement des activités et aux communications nécessaires.
Cette mobilisation représente, elle aussi, un coût. Des employés qui consacrent leur temps à gérer les conséquences d’une attaque ne peuvent pas nécessairement poursuivre leurs tâches habituelles au même rythme.
Une cyberattaque peut donc avoir des effets indirects sur la productivité de l’organisation, même lorsque certaines activités peuvent se poursuivre.
La confiance peut également être touchée
Les conséquences peuvent se prolonger au-delà du rétablissement technique.
Une interruption importante ou la compromission de renseignements peut affecter les relations avec des clients, des fournisseurs ou d’autres partenaires. Les données de Statistique Canada montrent d’ailleurs que certaines entreprises victimes d’incidents de cybersécurité déclarent des pertes de revenus ou la perte de fournisseurs, de clients ou de partenaires.
Le Centre canadien pour la cybersécurité souligne également que les rançongiciels peuvent nuire à la réputation et à la compétitivité d’une organisation.
La cybersécurité touche donc autant à la continuité des activités qu’à la protection technique des infrastructures.
Les petites entreprises ne sont pas à l’abri
Il serait facile de penser que les cybercriminels s’intéressent principalement aux grandes organisations disposant d’importantes ressources financières.
Le Centre canadien pour la cybersécurité indique toutefois qu’aucune organisation n’est à l’abri des cyberincidents et que les entreprises disposant de moins de ressources en cybersécurité peuvent rencontrer davantage de difficultés à faire face à des attaques sophistiquées.
Pour une petite organisation, une interruption des activités, des frais de rétablissement ou la perte de confiance de certains clients peuvent avoir des conséquences particulièrement importantes.
La taille de l’entreprise ne supprime donc pas la nécessité de comprendre ses risques et de protéger ses systèmes.
Prévenir, détecter et intervenir
La cybersécurité ne consiste pas uniquement à empêcher toutes les attaques. Une organisation doit également être capable d’identifier ses vulnérabilités, de surveiller son environnement, de détecter les activités suspectes et d’intervenir en cas d’incident.
Cette logique se retrouve dans le programme de Spécialiste en cybersécurité – LEA.DV. La formation comprend notamment la sécurité des infrastructures et des réseaux, l’identification des composantes vulnérables, l’évaluation des risques, les tests d’intrusion, ainsi que la cyberattaque et la cyberdéfense.
Elle aborde également l’audit interne et la conformité, notamment les outils de gestion et de contrôle de la sécurité, les normes, les lois, la réglementation et le suivi des rapports d’audit.
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Comprendre les conséquences pour mieux comprendre la cybersécurité
Une cyberattaque peut entraîner des coûts de rétablissement, perturber les activités, compromettre des données et mobiliser diverses ressources au sein d’une entreprise. Dans certains cas, ses effets peuvent également affecter les relations avec les clients et les partenaires.
C’est pourquoi la cybersécurité ne peut pas être considérée uniquement comme une question de logiciels ou d’équipements informatiques.
Protéger une organisation signifie aussi comprendre ses risques, repérer ses vulnérabilités, surveiller ses systèmes et savoir intervenir lorsqu’un incident survient.
Le programme de Spécialiste en cybersécurité – LEA.DV permet de développer des compétences relatives aux différentes dimensions de la protection des infrastructures technologiques.
Foire aux questions
1. Quelles peuvent être les conséquences financières d’une cyberattaque?
Une cyberattaque peut entraîner des dépenses liées à l’analyse de l’incident, au rétablissement des systèmes et à la reprise des activités. Elle peut également entraîner une interruption des opérations ou d’autres conséquences indirectes. En 2023, les entreprises canadiennes ont consacré 1,2 milliard de dollars au rétablissement après des incidents de cybersécurité.
2. Une cyberattaque touche-t-elle uniquement le service informatique?
Non. Selon sa nature et son ampleur, une attaque peut perturber les activités de l’entreprise, rendre certaines données ou certains services indisponibles et mobiliser différentes ressources pour gérer l’incident et reprendre les opérations.
3. Les petites entreprises peuvent-elles également être ciblées?
Oui. Le Centre canadien pour la cybersécurité indique que les organisations de toutes tailles peuvent être ciblées. Les petites entreprises peuvent en outre disposer de moins de ressources pour faire face à une attaque sophistiquée, ce qui peut compliquer leur rétablissement.
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