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Cybercriminalité : pourquoi les besoins en cybersécurité continuent d’évoluer

9 juillet 2013 | Québec

Des cybermenaces qui se transforment constamment

La cybercriminalité ne constitue pas un phénomène nouveau. Ce qui change, ce sont l’ampleur des activités malveillantes, les méthodes employées par les cybercriminels et la diversité des systèmes susceptibles d’être ciblés.

 

Le Centre canadien pour la cybersécurité estime que la cybercriminalité demeure une menace persistante, répandue et perturbatrice pour les particuliers, les organisations et les différents ordres de gouvernement au Canada. Les cybercriminels adaptent constamment leurs méthodes, tandis que de nouveaux modèles facilitent l’accès à des outils permettant de mener des attaques.

 

Cette évolution oblige les organisations à faire davantage que simplement installer quelques outils de protection. Elles doivent comprendre leurs vulnérabilités, surveiller leurs systèmes, protéger leurs données, gérer les accès, détecter les activités suspectes et être en mesure d’intervenir en cas d’incident.

 

C’est dans ce contexte que les compétences spécialisées en cybersécurité prennent toute leur importance.

1. Qu’est-ce que la cybercriminalité?

La cybercriminalité désigne diverses activités criminelles menées au moyen de systèmes informatiques, de réseaux ou de services numériques.

 

Elle peut notamment prendre la forme :

 

  • d’hameçonnage;
  • de rançongiciels;
  • de programmes malveillants;
  • de vol de données ou d’identifiants;
  • de fraude;
  • d’accès non autorisés à des systèmes;
  • de piratage psychologique;
  • d’exploitation de vulnérabilités informatiques.

Cette diversité est d’ailleurs directement représentée dans la formation en cybersécurité. Le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV aborde notamment l’hameçonnage, les rançongiciels, les programmes malveillants, le piratage psychologique, les chevaux de Troie et diverses techniques utilisées lors de cyberattaques.

 

La cybercriminalité doit donc être envisagée comme un environnement en constante transformation plutôt que comme une menace unique.

2. Comment les cybermenaces ont-elles évolué?

Les cybercriminels disposent aujourd’hui d’un écosystème beaucoup plus structuré.

 

Le Centre canadien pour la cybersécurité souligne notamment l’importance croissante du modèle Cybercrime-as-a-Service, dans lequel des acteurs spécialisés peuvent vendre des données volées, des outils malveillants ou des services à d’autres cybercriminels. Cette organisation réduit les barrières techniques qui entravent la mise en œuvre de certaines activités criminelles.

 

L’intelligence artificielle contribue également à l’évolution du paysage. Selon le Centre, les cybercriminels utilisent de nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, pour améliorer certaines de leurs capacités.

 

Pour les spécialistes chargés de protéger les systèmes, cette évolution signifie que les méthodes de défense doivent elles aussi s’adapter continuellement.

 

👉 Découvrez également : Cybersécurité et intelligence artificielle : menaces et opportunités

3. Pourquoi les rançongiciels demeurent-ils une menace importante?

Les rançongiciels comptent parmi les formes les plus perturbatrices de cybercriminalité.

 

Le Centre canadien pour la cybersécurité considère même les rançongiciels comme la principale menace cybercriminelle pour les infrastructures essentielles du Canada. Son évaluation 2025-2027 indique également que, dans la plupart des secteurs, les incidents de rançongiciels continuent d’augmenter au Canada.

 

Les conséquences peuvent aller au-delà de la simple perte de fichiers. Une attaque peut perturber les activités d’une organisation, compromettre des renseignements sensibles et entraîner des coûts de récupération des systèmes.

 

Les données de Statistique Canada montrent d’ailleurs qu’en 2023, les dépenses des entreprises canadiennes consacrées au rétablissement à la suite d’incidents de cybersécurité avaient doublé par rapport à 2021.

 

La cybersécurité doit donc inclure la prévention, mais également la capacité de réagir lorsqu’une protection est contournée.

4. Pourquoi les organisations sont-elles exposées?

Une organisation moderne peut dépendre de nombreux systèmes interconnectés : postes de travail, serveurs, réseaux, services infonuagiques, appareils mobiles, applications et fournisseurs externes.

 

Chaque composante peut introduire une vulnérabilité.

 

Le Centre canadien pour la cybersécurité souligne notamment le risque associé aux chaînes d’approvisionnement numériques. La compromission d’un seul fournisseur peut parfois avoir des conséquences pour de nombreuses organisations qui utilisent ses produits ou services.

 

La protection ne peut donc pas se limiter à un ordinateur ou à un logiciel.

 

Le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV reflète cette réalité en couvrant notamment la sécurité des infrastructures, des appareils, des réseaux locaux, du périmètre et du télétravail, ainsi que l’identification des composantes vulnérables et l’évaluation des risques.

5. Comment les spécialistes repèrent-ils les vulnérabilités?

Une partie importante de la cybersécurité consiste à détecter les faiblesses avant qu’un acteur malveillant n’attaque les systèmes, les configurations, les accès et les réseaux, afin de déterminer où se situent les vulnérabilités et quels risques elles représentent.

 

Les spécialistes peuvent ensuite recommander des correctifs et vérifier si les mesures mises en place réduisent efficacement les risques.

 

Le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV prépare notamment à reconnaître l’origine des menaces et les principales zones de vulnérabilité, ainsi qu’à détecter et à neutraliser celles qui visent les systèmes et les réseaux.

 

Cette logique préventive représente une part importante du travail en cybersécurité.

6. Pourquoi surveiller les réseaux informatiques?

Même lorsqu’un système dispose de différentes mesures de protection, une activité malveillante peut survenir.

 

La surveillance permet de détecter des comportements inhabituels, des anomalies ou des signes pouvant indiquer une tentative d’intrusion.

 

Dans sa formation, l’étudiant du programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV est notamment exposé à la détection d’anomalies, aux tentatives d’intrusion, à l’exfiltration de données et à la production de rapports.

 

Détecter rapidement une menace peut permettre d’intervenir avant qu’elle ne se propage davantage dans l’environnement informatique.

 

👉 Découvrez également : La surveillance des réseaux en cybersécurité : détecter les menaces avant qu’il ne soit trop tard

7. Quel rôle jouent les tests d’intrusion?

Pour découvrir les vulnérabilités d’un système, il peut être nécessaire d’adopter temporairement le point de vue de la personne qui chercherait à l’attaquer.

 

C’est le principe des tests d’intrusion.

 

Dans un cadre autorisé et contrôlé, ceux-ci permettent notamment de rechercher des vulnérabilités et d’évaluer la résistance d’un environnement informatique.

 

Le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV comprend un cours consacré aux tests d’intrusion. Il couvre notamment la reconnaissance, le balayage et l’exploitation des failles dans un contexte de prévention, ainsi que la planification des tests et certaines techniques utilisées lors de cyberattaques.

 

L’objectif n’est évidemment pas d’attaquer des systèmes sans autorisation, mais de comprendre les méthodes utilisées afin de mieux s’en protéger.

 

👉 Découvrez également : Tests d’intrusion aux cyberdéfenses : apprendre à penser comme un pirate

8. Que se passe-t-il lorsqu’une cyberattaque réussit?

Aucun environnement informatique ne peut reposer uniquement sur l’idée que toute attaque sera toujours évitée.

 

Les organisations doivent également se préparer à intervenir.

 

Lorsqu’un incident est détecté, il peut être nécessaire de déterminer ce qui s’est produit, de circonscrire les systèmes compromis, de limiter les risques d’exfiltration de données, d’empêcher la menace de se propager à d’autres systèmes et d’en éliminer la cause.

 

Ces différentes étapes font partie de la cyberdéfense enseignée dans le programme, qui aborde notamment la gestion des incidents et la cyberrésilience : identification, analyse, confinement et éradication de la menace.

 

L’objectif est alors non seulement de répondre à l’incident, mais également de permettre à l’organisation de poursuivre ou de rétablir ses activités de façon sécuritaire.

9. Pourquoi les compétences en cybersécurité doivent-elles constamment évoluer?

Les cybercriminels adaptent leurs méthodes lorsqu’une technique devient moins efficace ou qu’une nouvelle possibilité apparaît.

 

Le Centre canadien pour la cybersécurité observe notamment que les acteurs utilisant des rançongiciels modifient continuellement leurs tactiques afin d’augmenter leurs profits et d’éviter la détection. Certaines techniques visent, par exemple, à masquer les activités malveillantes ou à utiliser des fonctions légitimes d’un environnement informatique afin de se fondre dans les opérations normales.

 

Cette évolution explique pourquoi la cybersécurité ne peut pas reposer sur un ensemble de connaissances figées.

 

Un spécialiste doit comprendre les principes fondamentaux de la sécurité tout en étant capable d’analyser de nouvelles menaces, de nouveaux outils et de nouvelles vulnérabilités.

10. Quelles compétences permettent de répondre à ces menaces?

La cybersécurité combine plusieurs domaines de compétences.

 

Il faut notamment comprendre le fonctionnement des systèmes informatiques et des réseaux avant de pouvoir les protéger efficacement. Il faut ensuite savoir reconnaître les vulnérabilités, analyser les risques, mettre en place des mesures de protection, surveiller les systèmes et intervenir en cas d’incident.

 

C’est précisément cette progression que l’on retrouve dans le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV. La formation comprend notamment la gestion de réseaux, l’administration de systèmes, la sécurité informatique, la conception de réseaux sécurisés, les tests d’intrusion, la cyberattaque et la cyberdéfense, ainsi que l’audit interne et la conformité.

 

L’audit et la conformité apportent également une dimension organisationnelle à la cybersécurité. Le programme aborde la collecte et la validation des données, les outils de gestion et de contrôle de la sécurité, les normes, les lois et la réglementation, ainsi que la production et le suivi des rapports d’audit.

 

👉 Découvrez également : L’éthique en cybersécurité : protéger les données de façon responsable

Une expertise qui évolue avec les menaces

La cybercriminalité de 2026 ne ressemble plus exactement à celle du début des années 2010 et continuera d’évoluer.

 

Les rançongiciels demeurent une menace importante, les modèles de cybercriminalité se structurent, les chaînes d’approvisionnement numériques créent de nouveaux risques et l’intelligence artificielle peut contribuer à transformer les capacités des acteurs malveillants.

 

Face à cette réalité, le rôle des spécialistes ne consiste pas à empêcher simplement une attaque. Ils doivent comprendre les risques, rechercher les vulnérabilités, protéger les infrastructures et les données, surveiller les environnements, détecter les incidents et contribuer au rétablissement en cas d’attaque.

 

Le programme de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV du Collège CDI prépare justement à intervenir sur ces différentes dimensions. Son objectif est de former des professionnels capables de protéger les infrastructures technologiques, de détecter les intrusions et les incidents, d’évaluer les risques et de contribuer à la mise en œuvre de mesures d’atténuation.

Foire aux questions

1. Qu’est-ce que la cybercriminalité?
La cybercriminalité regroupe différentes activités criminelles menées au moyen de systèmes informatiques, de réseaux ou de services numériques. Elle peut notamment comprendre l’hameçonnage, les rançongiciels, les programmes malveillants, la fraude et le vol de données.


2. Quelles sont les principales cybermenaces auxquelles les organisations sont confrontées?
Les menaces varient selon les organisations et leurs environnements. Les rançongiciels, l’hameçonnage, les programmes malveillants, le vol d’identifiants et l’exploitation de vulnérabilités font notamment partie des risques à prendre en compte. Le Centre canadien pour la cybersécurité considère les rançongiciels comme la principale menace cybercriminelle visant les infrastructures essentielles canadiennes.


3. Pourquoi les rançongiciels sont-ils particulièrement préoccupants?
Ils peuvent empêcher une organisation d’accéder à ses systèmes ou à ses données, perturber ses activités et exposer des renseignements sensibles. Le Centre canadien pour la cybersécurité estime que les incidents de rançongiciels au Canada continuent d’augmenter dans la plupart des secteurs.


4. À quoi sert un test d’intrusion?
Un test d’intrusion permet d’évaluer la sécurité d’un environnement informatique en recherchant et en exploitant, dans un cadre autorisé, certaines vulnérabilités afin de déterminer comment les corriger et de protéger au mieux les systèmes.


5. Qu’apprend-on dans une formation en cybersécurité?
Le contenu dépend du programme. Celui de Spécialiste en cybersécurité - LEA.DV du Collège CDI comprend notamment la gestion de réseaux, la sécurité des systèmes, la conception de réseaux sécurisés, les tests d’intrusion, la cyberattaque et la cyberdéfense, ainsi que l’audit interne et la conformité.

 

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