6 septembre 2013 | Québec
Développer sa confiance en soi pendant ses études : apprendre à surmonter les doutes
Commencer une formation, apprendre de nouvelles notions ou développer de nouvelles compétences peut parfois susciter son lot de doutes. Vais-je réussir? Suis-je capable d’apprendre cette matière? Est-ce que je serai suffisamment à l’aise lorsque viendra le moment de mettre mes connaissances en pratique?
La confiance ne signifie pas tout savoir ni tout réussir du premier coup. Elle peut se construire progressivement, à mesure que l’on apprend, que l’on pratique et que l’on constate ses progrès. Voici quelques façons de développer cette confiance tout au long de sa formation.
Reconnaître le chemin parcouru
Lorsqu’on se concentre constamment sur ce qu’il reste à apprendre, il est facile d’oublier tout ce que l’on maîtrise déjà.
Prenez occasionnellement le temps de comparer vos connaissances actuelles à celles que vous aviez au début de votre formation. Une tâche qui vous demandait beaucoup d’efforts il y a quelques semaines est-elle devenue plus facile? Comprenez-vous maintenant des notions qui vous semblaient complexes au départ? Utilisez-vous certains outils ou certaines méthodes avec davantage d’aisance?
Prendre conscience de ses progrès permet de constater concrètement le développement de ses compétences.
Cette approche peut être particulièrement importante lors d’un retour aux études, car certaines personnes doivent retrouver leurs repères et leurs habitudes d’apprentissage. Le Collège CDI aborde d'ailleurs précisément cette réalité dans un autre article consacré à la reprise de confiance en ses capacités académiques.
Accepter de ne pas tout maîtriser immédiatement
Une formation a précisément pour but d’apprendre ce que l’on ne sait pas encore faire. Éprouver des difficultés face à une nouvelle notion ou devoir recommencer un exercice ne signifie donc pas que l’on n’a pas les capacités nécessaires pour réussir.
Certaines compétences nécessitent du temps et de la pratique avant de devenir plus naturelles.
Plutôt que de considérer uniquement le résultat obtenu, il peut être utile de se demander : qu’est-ce que cette difficulté m’a permis de comprendre et qu’est-ce que je pourrais faire différemment la prochaine fois?
Une erreur peut alors devenir une source d’information pour poursuivre son apprentissage.
Poser des questions
On pourrait croire qu’avoir confiance signifie être capable de se débrouiller seul. Pourtant, savoir reconnaître qu’une notion n’est pas claire et poser une question constitue aussi une démarche d’apprentissage.
Demander une précision, vérifier sa compréhension ou chercher une explication supplémentaire permet d’éviter que certaines incompréhensions ne s’accumulent.
Cela peut également aider à développer progressivement son autonomie : plus on comprend ce que l’on fait et pourquoi, plus il devient facile d’avancer avec assurance.
Passer de la théorie à la pratique
Comprendre une notion, c’est une chose. Être capable de l’utiliser en est une autre.
Les exercices, les mises en situation, les projets et les autres activités pratiques permettent de vérifier ce que l’on sait réellement faire. Chaque nouvelle réalisation peut contribuer à rendre certaines connaissances plus concrètes et à développer davantage d’aisance.
La pratique permet ainsi de transformer progressivement des connaissances en compétences mobilisables.
Cette progression prend une dimension supplémentaire lorsqu’un programme comprend un stage en milieu professionnel. L'étudiant peut alors être amené à appliquer certains de ses acquis dans un nouvel environnement et à découvrir les réalités de son futur domaine.
👉 Découvrez également : Comment rédiger un rapport de stage efficace?
Apprendre à recevoir de la rétroaction
Une remarque sur un travail ou un exercice peut parfois être difficile à recevoir, particulièrement lorsqu’on y a consacré beaucoup d’efforts. Pourtant, la rétroaction peut devenir un outil précieux pour progresser lorsqu’elle permet de reconnaître les forces d'un travail et de déterminer les aspects à améliorer. Des ressources pédagogiques québécoises soulignent justement son rôle dans l'apprentissage, l'autonomie et la progression des étudiants.
Au lieu de percevoir chaque correction comme un jugement sur ses capacités, on peut chercher à déterminer ce qu’elle nous apprend.
Qu’est-ce que j’ai bien réussi? Qu’est-ce que je dois améliorer? Quelle stratégie pourrais-je essayer la prochaine fois?
Apprendre à utiliser la rétroaction permet progressivement de mieux évaluer son propre travail et d'identifier les prochaines étapes de son apprentissage.
Oser participer et collaborer
La confiance peut également se développer au contact des autres. Prendre la parole, expliquer son raisonnement, présenter une idée ou participer à un projet d'équipe permet de mettre ses connaissances à l'épreuve.
Travailler avec d'autres étudiants permet aussi de constater que chacun possède ses forces et rencontre ses propres difficultés. La recherche en pédagogie montre d'ailleurs que, dans de bonnes conditions, les interactions et la rétroaction entre pairs peuvent contribuer aux apprentissages.
Il n'est pas nécessaire d'être la personne qui parle le plus ou qui prend systématiquement les devants. L'objectif est plutôt de participer progressivement, de partager ses idées et d'apprendre à collaborer avec des personnes différentes.
👉 Découvrez également : Comment travailler efficacement en équipe pendant ses études?
Se fixer des objectifs à sa portée
Un objectif très ambitieux peut sembler décourageant lorsqu'on le considère dans son ensemble. Le diviser en étapes rend la progression plus visible.
Plutôt que de chercher immédiatement à maîtriser une matière entière, on peut viser une notion à la fois. Plutôt que de vouloir être parfaitement à l'aise devant un groupe, on peut commencer par poser une question ou présenter une petite partie d'un travail.
Chaque étape franchie fournit un nouveau point de repère pour la suivante.
Une confiance qui se construit progressivement
Gagner en confiance pendant sa formation ne signifie pas éliminer tous les doutes. Il s'agit plutôt d'apprendre à avancer malgré certaines incertitudes, en s'appuyant sur les compétences que l'on développe et sur les progrès que l'on réalise.
Au fil des apprentissages, des exercices, des projets et des expériences vécues pendant la formation, ce qui semblait nouveau peut devenir plus familier. Ce qui paraissait difficile peut devenir plus accessible.
La confiance peut alors découler de quelque chose de très concret : constater que l'on sait aujourd'hui faire des choses que l'on ne savait pas encore faire hier.
Pour aller plus loin
👉 Comment réussir sa formation au Québec : ce qu’il faut savoir
👉 Comment se fixer des objectifs réalistes pour réussir ses études et son projet professionnel?
👉 Maintenir sa progression avec constance tout au long de sa formation
👉 Passer de la compréhension à la maîtrise : développer une autonomie réelle